Clé facteur : qui peut vraiment en posséder une ?

Longtemps entourée de mystère, la clé facteur – aussi appelée clé PTT – fascine autant qu’elle questionne. Utilisée par les agents de La Poste pour accéder aux boîtes aux lettres et halls d’immeubles, elle n’est pourtant plus l’apanage des seuls postiers. Alors, qui peut légalement détenir une clé facteur aujourd’hui ? Et à quoi sert-elle exactement ? On vous explique tout.

L’origine des clés PTT : une norme pour simplifier le courrier

C’est dans un souci de standardisation qu’a été mis en place, à la fin du XXe siècle, un système postal uniformisé. Objectif : faciliter l’accès au courrier pour les facteurs, notamment dans les immeubles collectifs.
Cette réforme a donné naissance à trois éléments clés devenus incontournables :

  • Des boîtes aux lettres normalisées, répondant à des dimensions précises.
  • Des cylindres PTT, installés sur les portes d’immeubles et les boîtes aux lettres.
  • Et bien sûr, les clés PTT, passe-partout conçues pour ces serrures spécifiques.

Il existe aujourd’hui 21 modèles de clés PTT, numérotées de A10 à U10, chacun correspondant à une combinaison de cylindre bien précise.

Les clés facteurs sont-elles encore utilisées par La Poste ?

Absolument. Les agents de La Poste s’en servent toujours quotidiennement pour accéder aux halls d’immeubles et déposer le courrier dans les boîtes collectives ou individuelles. Même si les dispositifs Vigik tendent à se généraliser, les serrures PTT restent très répandues sur le territoire, notamment dans les immeubles anciens.

Une clé réservée aux facteurs ? Pas seulement…

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, posséder une clé PTT est parfaitement légal, à condition d’en faire un usage approprié. En clair, vous pouvez en acheter une pour accéder à votre propre boîte aux lettres ou aux parties communes d’un immeuble dans le cadre d’une activité professionnelle.
L’article 226-15 du Code pénal précise que seule l’ouverture non autorisée d’un courrier ou d’une boîte à lettres est condamnable. Le simple fait de détenir une clé, lui, ne constitue en aucun cas